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Spicy blog

Vertus du silence et de l’immobilité

Les philosophes l’ont compris !

« Le silence permet de trouver son destin. » (Lao Tseu)

« Tous les malheurs de l’homme viennent de ce qu’il est incapable de rester assis dans une pièce calmement et seul. » (Blaise Pascal)

Bruit et agitation

Que diraient nos philosophes de ce monde moderne où affiches, sonneries et autres gingles se disputent notre attention, où les publicités de plus en plus foisonnantes déplacent le sens du bonheur vers des objets extérieurs, où l’on valorise plus que tout l’action rapide et tous azimuts et où finalement on ne sait plus où diriger ses pas ni de quoi on a réellement envie à force d’avoir envie de tout ? Les publicités ne tiennent pas leurs promesses de bonheur (comment le pourraient-elles ?), la recherche effrénée du plaisir ne débouche que sur des déceptions et la vie elle-même en perd sa saveur.

Pourtant, si l’on prenait le temps de se poser, d’être simplement présent à soi-même au lieu de chercher dans l’action extérieure le remède miracle, peut-être trouverait-on enfin ce que l’on cherche.

L’observation de la difficulté à se concentrer

Dans des situations de la vie quotidienne

Avez-vous déjà essayé d’avoir une conversation fluide avec quelqu’un qui, à intervalles réguliers tourne son regard vers un téléviseur allumé ou pianote sur son téléphone ? Ou encore avec quelqu’un qui vous bombarde de questions et se met à parler dès que vous ouvrez la bouche pour y répondre ? J’imagine que oui et j’imagine aussi que l’échange vous a demandé des efforts de patience et d’adaptation, à moins que vous n’ayez préféré capituler…

Vous avez sans doute aussi été dans la situation d’essayer de vous concentrer sur un travail et d’être fréquemment interrompu par un appel téléphonique ou par l’annonce d’un SMS. Chaque fois, la pensée va devoir se réadapter et un effort est à nouveau nécessaire pour revenir à ce qui vous occupe. Le mieux est sans doute d’éteindre le téléphone, mais avec le mode de vie moderne, on se sent souvent obligé d’être présent et actif sur tous les tableaux, tel un PDG surmené.

Ce monde aux valeurs unilatéralement tournées vers l’action extérieure, même futile, est aussi un monde malade. Aussi, on croise un nombre croissant d’individus dans un profond mal-être. Empêtrés dans une confusion sans fond, habitués qu’ils sont à zapper d’une chose à l’autre, certains en font de même avec les thérapies et plutôt que de s’en tenir à un choix, ils n’écoutent que leur impatience et courent d’une solution miracle à une autre, en quête d’une tranquillité d’esprit qui toujours semble s’éloigner.

Les exemples de ce type fourmillent dans la vie de tous les jours et on pourrait en citer des centaines…

 En cours de Hatha Yoga : regard et pensée

Etre enseignant implique une observation fine et bienveillante de ceux qui nous accordent leur confiance. Dans un cours de yoga, si certains élèves se sentent d’emblée dans leur élément et se plongent dans l’intériorisation avec aisance, parfois avec délectation, il n’en va pas de même pour d’autres. En méditation, leurs yeux s’ouvrent comme pour vérifier que le monde connu est toujours là ; lorsqu’il est demandé de fixer un point, le regard papillonne de ci de là, incapable d’observer l’immobilité prescrite. Or cette mobilité du regard trahit précisément l’incapacité à se libérer du flux de pensées indésirables qui nous assaillent dans la vie quotidienne.

Différentes sortes de pensée

Il faut bien faire la différence entre d’une part la pensée discursive, donc analytique et nécessairement teintée par les divers conditionnements qui nous façonnent et d’autre part, la pensée intuitive, qui relève d’un niveau de conscience autre.

Dans la pensée discursive, souvent subie, les idées s’enchevêtrent de façon plus ou moins harmonieuse, avec en arrière-plan un désir de logique et de cohésion… Mais les idées elles-mêmes suivent des chemins souvent contradictoires et difficiles à concilier. On essaye alors de tout faire entrer dans le cadre, faisant fi des inévitables incohérences.

Avec l’intelligence intuitive, elles apparaissent comme des flashes, comparables à des révélations, petites ou grandes, mais toujours opportunes. La logique n’a pas nécessairement sa place ici et on parle souvent d’irrationnel. Mais cet irrationnel ne relève-t-il pas d’une logique supérieure, qui échappe à notre connaissance humaine, du moins dans l’état actuel des choses ?

Si la première est fort utile pour vivre dans le monde, pour peu qu’elle soit canalisée, elle n’est en rien supérieure à la seconde. C’est cependant celle-ci qui est valorisée dans notre société, à un degré tel qu’il ne reste plus de place à la seconde, sinon celle que l’on veut bien lui faire. Et dans la société moderne, où notre regard est sans cesse sollicité, notre attention dispersée, il faut souvent réapprendre à faire de la place dans son esprit, à y établir le silence, pour revenir à soi et au regard intérieur.

En séance de Yoga Nidra : fuite dans le sommeil ou cogitation

Les séances de Yoga Nidra suscitent des observations similaires. La recherche du Yoga Nidra est l’état « entre-deux », entre veille et sommeil, celui que nous connaissons de façon fugace aux moments du réveil et de l’endormissement. Pour un certain nombre de pratiquants, plusieurs semaines, parfois des mois sont nécessaires pour parvenir à cet état. Il s’agit ici de cultiver un forme de concentration bien spécifique. Les ornières les plus courantes sont de deux sortes : soit ils plongent dans un sommeil opaque, épuisés par une journée énergivore, soit ils ne « lâchent pas » et continuent à cogiter. Cette deuxième forme de fuite est moins courante après un cours de Hatha, car les étirements et autres techniques ont généralement eu raison des tensions.

 

Silence et immobilité dans le Hatha Yoga

Autrement dit, dépenser son énergie majoritairement vers l’extérieur est non seulement déséquilibrant, mais épuisant. L’attitude méditative propre au yoga permet au contraire de reconstituer une réserve d’énergie, notamment en le débarrassant de cette multitude de pensées incontrôlées, en créant de l’espace dans le mental, en retournant l’observation vers soi-même.

Déjà au XVIIème siècle, Blaise Pascal dénonçait la tendance à la distraction (voir citation en début d’article).  Il proposait aussi la solution : calme, solitude… En d’autres mots, être en tête-à-tête avec soi-même et y trouver le calme de l’esprit.

Le Hatha Yoga est en lui-même une recherche d’immobilité mentale.

Cette démarche n’est pas seulement présente dans la méditation. Dans le Natha Yoga, ou Hatha Yoga des origines, elle est fondamentale. Aussi la retrouve-t-on à tous les niveaux, car l’être ne peut être compartimenté et ces différents niveaux sont interactifs :

  • Asanas (postures). Contrairement aux yogas modernes, qui privilégient le mouvement et l’aspect gymnique de la pratique, dans les postures selon le Hatha Yoga des origines, tout tend à l’immobilité. Le corps tout entier reste statique, les membres, le dos, la tête, bien sûr, mais aussi les yeux, ouverts et fixes dans certaines postures, fermés et convergents dans d’autres.
  • La respiration s’immobilise dans les rétentions à poumons pleins ou vides. Quant au flux d’air qui circule lors de l’inspiration ou de l’expiration, s’il est assez important au début de la pratique, ce pour libérer les tensions et purifier le corps, la recherche ultime de la pratique est celle du « non souffle » c’est-à-dire l’arrêt du souffle physiologique, la respiration devenant presque exclusivement énergétique.
  • Le mental se concentre sur la tenue de la posture, des mudras (gestes, notamment bandhas et drishtis) et aussi sur la visualisation du souffle énergétique, élément essentiel du Natha Yoga. L’idée est de synchroniser ces différents points d’attention, de les concentrer en une seule réalité. Le silence se fait dans l’esprit et on atteint ainsi l’état de pure présence et d’unité. Yoga, rappelons-le, signifie union : union de toutes les parties de soi et union de soi avec l’univers.

Lorsque on atteint cet état, l’esprit trouve alors le silence qu’évoque Lao Tseu. Il est si puissant qu’il ne peut se laisser distraire par des futilités. Il sait ce qui est essentiel pour lui. Plus de perte d’énergie ou de temps. Cette sagesse ne s’acquiert pas en un jour, certes, mais chaque moment de pratique nous en rapproche. Quel que soit le niveau mental dans lequel on se situe, l’amélioration est sensible.

Le yoga, voie royale

La voie du yoga authentique est donc la voie royale pour trouver cette sérénité qui nous permet d’accéder à nos désirs profonds, de les réaliser et de nous accomplir dans la voie qui est la nôtre, sans faux-semblants ni auto-complaisance.

Régularité et persévérance apportent des trésors !

Sylvie Clément

 

Et en anglais sur BookYogaRetreats :

https://www.bookyogaretreats.com/fr/news/silence-and-stillness

 

Congé de yoga la semaine du 21 au 25 août 17

Je serai en formation de yoga pré- et postnatal durant toute la semaine du 21 au 25 août.

Les cours de yoga seront donc suspendus pendant cette période.

Par contre, les matinées du bien-être auront bien lieu et les massages seront toujours possibles (hors sonothérapie), sur inscription, comme d’habitude.

 

Secret et transparence

 

Vous l’aurez sans doute compris, le yoga tantrique est un insoumis ! Insoumission donc aux abstinences et aux observances (Yama et Niyama).

Les Yama consistent à : s’abstenir de blesser, de mentir, de voler, de s’adonner à la sensualité, de s’adonner à l’avidité.

Les Niyama prescrivent : la non-violence, le non-vol, le célibat, la non-avidité.

Et si le yoga tantrique pense que chacun doit découvrir les vérités de l’intérieur et par lui-même, il se trouve que finalement, la vie d’un yogi accompli en revient souvent à appliquer spontanément ces principes, avec une nuance concernant le célibat et le plaisir ; mais là encore, il conviendra de faire la différence entre la consommation de sexe aveugle et compulsive et le plaisir légitime d’un être incarné. Les saveurs de la vie ont au contraire une place de choix dans la pensée tantrique, mais toujours en conscience.

Par ailleurs, ce même yoga tantrique, shivaïte, qui est le mien, fait une différence entre ce qui concerne l’être humain dans sa relation avec lui-même et l’être humain dans sa relation avec les autres. Bien sûr, les deux mondes ne peuvent être complètement séparés et il y aurait là matière à réflexion et échange…

Une expérience personnelle récente, conjuguée à ma relecture du Hatha Yoga Pradipika, un des textes fondateurs du Yoga, m’ont inspiré les réflexions d’aujourd’hui.

 

Apologie du secret

Ce texte prescrit de tenir sa sadhana (pratique) secrète. Il ne s’agit pas ici de ne pas transmettre la science du yoga, mais de garder pour soi les expériences intérieures que l’on vit, de ne pas s’en vanter, surtout si ces expériences débouchent sur des Siddhis, ou pouvoirs personnels. D’une part cette attitude est grandement susceptible de développer l’ego et de ralentir la progression vers la véritable connaissance. D’autre part et comme c’est le cas pour le Samkalpa, divulguer nos expériences intérieures, si merveilleuses soient-elles, leur fait perdre de leur puissance. Dans sa traduction commentée du texte en question, Swami Muktibodhananda illustre cette affirmation en donnant l’exemple d’une personne qui déracinerait une plante en germination pour montrer aux autres comme elle pousse bien. Il donne un autre exemple : la flamme d’une bougie qui illumine une pièce obscure, mais dont la lumière se perd au grand jour. Il donne enfin l’exemple de Jésus, qui a fini comme on le sait pour avoir montré ses pouvoirs au monde.

Lorsque la recherche personnelle est concernée, le secret est donc comparable à un trésor.

 

Mensonge et dissimulation dans les relations humaines

Qu’en est-il lorsque d’autres personnes sont impliquées ?

Qu’en est-il de ce que l’on cache volontairement, acte parfois appelé mensonge par omission, ou mensonge pur et simple ? Et sur quoi se base une telle attitude, dont certains ont fait leur mode de fonctionnement ?

C’est encore une fois une forme de cupidité qui est impliquée, la peur de perdre ce que l’on a, que ce soit la considération de l’autre ou, pire, les avantages matériels qu’il nous procure. Il s’agit donc bien d’abus de confiance et de manipulation, de désir de pouvoir sur autrui… Comme le dit le philosophe Alain :

« Il n’est pas de tyran au monde qui aime la vérité ; la vérité n’obéit pas. »

 

Une double problèmatique

D’abord pour celui qui fonctionne sur le mode du mensonge. Se ment-il à lui-même aussi ? Est-il pleinement conscient de ce qu’il fait ? A-t-il une idée des conséquences sur autrui et sur son propre développement ? Connaît-il la loi de cause à effet ?

Le yoga, propose des solutions. Il voit la cupidité ancrée dans le chakra racine, appelé Muladhara, la peur dans le troisième chakra, appelé Manipura. Toutes les pratiques liées à ces chakras ont pour but de purifier ces parties animales de nous mêmes, pour les transcender et en garder le meilleur.

Il y a problème aussi pour celui qu’il a manipulé ou tenté de manipuler. Pour citer Lao Tseu : « Les mots de vérité manquent souvent d’élégance. Les paroles élégantes sont rarement vérités. » Je nuancerais ce propos, mais personnellement, j’ai toujours pensé qu’une vérité si dure soit-elle valait mieux qu’un joli mensonge. La raison souvent invoquée, ou le prétexte facile, pour justifier le mensonge est la volonté de ne pas blesser l’autre… Mais c’est faire abstraction d’un fait bien réel : découvrir un mensonge est beaucoup plus blessant que la vérité elle-même.

Pourtant, quelle que soit l’ampleur de cette blessure, il faut continuer à garder sa foi en la vie, en l’amitié, en l’amour. Agir sur les turbulences du cœur en travaillant sur Anahata, le chakra du coeur, respirer, méditer… Voilà les solutions du yoga.

La transparence et la confiance sont selon moi la base d’une relation saine et perfectible. Bien sûr, il faut avoir le courage de ses actes d’une part et le courage d’entendre ce qui déplait d’autre part. Si c’est facile pour certains, cela demande de réels efforts à d’autres. Dans tous les cas, ces qualités se cultivent.

Et comme toute « vérité » a sa contre-vérité, je terminerai cette réflexion par l’évocation du film « Goodbye Lenin », un des plus émouvants que j’aie pu voir… On y voit un fils adolescent s’ingénier pendant des semaines à faire croire à sa mère, en dépit de tous les indices du contraire, que la RDA existe telle qu’elle l’a connue avant son coma, croyant celle-ci très attachée à l’ancien régime… Tout cela par amour. A voir absolument si vous ne connaissez pas ce film.

N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Sylvie

That’s all folks !

Yoga matinal tout l’été

Nouveau cet été et à partir du mercredi 7 juin (2017) :

Cours de Hatha Yoga, le mercredi matin de 7h à 9h…

Quoi de mieux pour bien commencer la journée qu’une séance de yoga ?

Pratiquez « à la fraîche » et profitez de l’effet Yoga tout au long de la journée…

NB : Ce cours matinal se fera sur inscription uniquement. Un simple coup de fil si vous n’êtes pas encore élève. Le cours du 23 août n’aura pas lieu (pour cause de formation en yoga pré- et postnatal)

Contact : 06 59 18 45 95

Mise en vibration du son OM dans les chakras

Le son OM

Mantra des mantras, le son OM est la vibration cosmique à l’origine de l’existence manifestée. Chanter le son OM est une façon de se relier à cette énergie primordiale et donc une méditation en soi.

Outre la place privilégiée qu’il occupe dans le Yoga, OM est le son parfait, celui qui résonne le mieux dans le corps.

Cette technique consiste à le faire vibrer dans les différents chakras. Pour ce faire, il convient de se concentrer sur le « lieu » du chakra dans le corps. La technique gagnera à se faire en position allongée, au moins les premiers temps. On pourra ensuite la pratiquer en assise, le dos bien droit, voire debout, ce qui n’exclut nullement de continuer à pratiquer la version allongée, toujours intéressante et particulièrement pertinente pour un début de séance.

Ci-dessous une représentation des chakras dans le corps

Crédit Peter Welterede

Technique

Préparation

S’allonger sur le dos et s’installer confortablement, bien à plat.

Bâiller à gorge déployée. Sentir que non seulement le larynx, mais aussi le diaphragme descendent. Bâiller tant que les bâillements se présentent. A chaque expiration, sentir le corps se lâcher un peu plus dans le sol.

Lorsque les bâillements prennent fin, prendre conscience du souffle qui va et vient et se laisser porter par lui.

Bien sentir le corps sur le sol et passer en conscience chaque partie du corps. La simple prise de conscience des tensions est déjà un grand pas vers la relaxation. Y ajouter l’intention de détente rend le processus encore plus efficient.

Puis commencer à amplifier la respiration abdominale naturelle. Pour ce faire, à la fin de chaque expiration, contracter un peu plus le ventre de façon à créer un appel d’air et donc une inspiration plus ample, qui montera au niveau du diaphragme, puis dans le thorax. A chaque expiration, serrer la racine (périnée). Expirer de plus en plus longuement, toujours calmement.

Émission du son OM

Puis se concentrer sur Muladhara, le chakra racine, au niveau du périnée, prendre une lente et profonde inspiration en visualisant l’expansion de ce chakra. NB : On peut prendre cette inspiration sur un bâillement.

Cette fois-ci, au lieu d’expirer silencieusement, on va le faire en émettant le son OM, toujours en serrant la racine. Il convient d’être attentif à toutes les sensations et très concentré sur la vibration dans le chakra.

Partir sur un son bien grave ; laisser le son A sortir, puis doucement former le son O avec les lèvres et trouver le O le plus parfait, celui qui sonne le mieux dans la cavité buccale. Doucement  et progressivement joindre les lèvres sur le son M, en prenant soin de ne pas « couper » les belles vibrations du O, mais au contraire à les ramener toutes vers l’intérieur du corps. Bien garder la conscience dans le Muladhara (chakra de la base) et sentir toute cette zone vibrer.

Répéter cette opération 3 fois sur la même note, puis rester quelques instants silencieux et intériorisé, à l’écoute des sensations.

Puis faire la même chose sur chacun des autres chakras :

Swadhistana, la chakra du pubis

Manipura, le chakra du ventre

Anahata, le chakra du cœur

Vishuddhi, le chakra de la gorge

Ajna, le chakra du front

Sahasrara, le chakra couronne. Même si ce chakra ne se situe géographiquement pas dans le corps physique, il est très intéressant d’y visualiser le son, qui de toute façon vibrera amplement au sommet du crâne. Les chanteurs visualisent souvent les sons aigus au dessus de leur tête.

A chaque chakra, chanter une note un peu plus haute que la précédente, l’idéal étant de monter d’un demi-ton à chaque chakra.

Recommandations

Le son ne doit pas être forcé. Il ne doit pas être retenu non plus, mais s’exprimer librement, à l’extérieur, puis à l’intérieur du corps. On peut y entendre des symphonies !…

La contraction du périnée doit être constante. Elle augmentera avec la durée du son. Veiller à ne pas laisser le ventre se crisper.

Veiller aussi à garder la gorge et tout le visage détendus.

Bienfaits

Outre l’immense sensation de bien être qu’elle procure, cette pratique a un effet à la fois apaisant et énergisant.

Elle permet un bon recentrage et constitue également une excellente façon de se chauffer la voix avant de chanter.

Faire vibrer les sons dans le corps énergétique, lui-même inséré au corps physique, apporte un connaissance de soi au delà des mots et des analyses. Une intelligence complice et intuitive se crée entre les sensations et les gestes qui sont accomplis. On se rend compte que chaque micro-geste a une incidence sur le son et sur le ressenti.

 

Tadasana, la posture de la Montagne

 

(tada = montagne, asana = posture)

Aussi évidente et belle qu’une montagne qui s’érige vers le ciel, voici Tadasana, la posture de la Montagne ! (Il existe aussi une version assise, assez différente).

Autant commencer par les fondations. La posture debout, qui nous est naturelle, est souvent malmenée : dos vouté comme si on portait tout le poids du monde sur les épaules, ventre mou et apathique, tête tombante ou contractée vers l’arrière… Toutes ces mauvaises postures sont notre propre reflet, ou plutôt celui des traces (physiques, émotionnelles, énergétiques) laissées sur nous par la vie.

Si l’expression « ventre mou » évoque le manque de vigueur et de courage, « se tenir droit (dans ses bottes) » évoque au contraire la fermeté et la détermination, une certaine dignité humaine aussi.

 

Bienfaits de Tadasana

Urdhvaretas, la verticalité

Urdhvaretas est l’une des qualités primordiales recherchées et cultivées en yoga. Urdhvaretas, la verticalité, est la force qui pousse vers le haut, telle la tige d’une plante perçant le sol pour se dresser vers la lumière du ciel. C’est la force de vie, l’énergie vitale. Les morts ne se dressent plus.

Bienfaits sur le mental et l’énergie

Tadasana est sans doute la posture la plus simple et la plus fondamentale. La pratiquer, en conscience comme toujours dans le yoga, est un gage d’équilibre, de vitalité, de stabilité. Tadasana recentre et confère le sentiment de puissance tranquille qu’évoque l’image de la montagne.

Bienfaits physiques

En outre, elle corrige les dos voutés et la posture corporelle en général. Elle redresse le dos, tonifie toute la musculature et donne de l’énergie. Comme toutes les postures où Urdhvaretas est impliquée, Tadasana combat la dégénérescence due au vieillissement naturel.

 

Technique

Tenez-vous debout, les pieds bien joints et décontractés. Si besoin est, décontractez-les en écartant, puis contractant les orteils plusieurs fois, ensuite en faisant rouler le pied depuis le bout des orteils jusqu’au talon.

Pressez les pieds dans le sol, tendez les jambes et maintenez-les fermement tendues. Les muscles des jambes sont toniques, particulièrement les cuisses (quadriceps). Bien sentir l’ancrage.

Serrez les fesses. Ce faisant, le bassin va opérer une légère rétroversion.

Installez Mulabandha : contraction de la base (périnée, mais on peut aussi contracter l’anus). Sentez que l’ancrage se renforce.

Étirez le reste du dos depuis le sommet du crâne, en veillant à bien aligner la nuque sur le prolongement du dos.

Laissez les bras s’écarter un peu du corps et prenez pour chaque main Jnana Mudra, le geste de la sagesse, où pouce et index forment une boucle. Les trois autres doigts sont unis et tendus.

Vous pouvez en un premier temps fixer un point à l’horizontale en face de vous et trouver l’équilibre parfait, en étant attentif à la qualité d’Urdhvaretas en vous.  Si vous êtes habitué, vous pouvez éventuellement passer tout de suite à l’étape suivante.

Fermez les yeux et sentez de l’intérieur. Sentez l’ancrage en bas et l’attraction vers le haut, comme si un faisceau d’énergie vous tirait par le sommet du crâne. Entre ces deux forces contraires, le lien, l’axe rendu rectiligne par le jeu même de ces deux forces, un peu comme une ficelle que l’on tire de chaque côté et qui se tend. Essayez de sentir cet axe dans votre corps, sentez que lorsque vous y êtes parfaitement aligné, vous trouvez l’immobilité, et avec elle un profond sentiment de stabilité intérieure, de calme et de satisfaction. Miracle d’Urdhvaretas. Peu à peu, ces moments s’allongeront, pour votre plus grand plaisir.

En même temps, ayez conscience de votre souffle et suivez-le le long de l’axe : visualisez-le (et essayez de le sentir tactilement) monter à chaque inspiration et descendre à chaque expiration. Le trajet va de la base au sommet du crâne à l’inspiration, en passant par la colonne vertébrale et en sens inverse à l’expiration.

Quand faire Tadasana ?

Tadasana est typiquement le genre de posture que l’on peut facilement faire n’importe où et à tout moment. Chez vous, au travail, dans la nature, chaque fois que le désir de calme, de recentrage et de régénération se fait sentir, prenez quelques minutes pour faire Tadasana. Vous ne le regretterez pas.

Toutes les postures laissent des traces dans le corps et dans le mental. Les bienfaits ressentis lors de l’exécution de la posture vont peu à peu s’installer dans la vie quotidienne. Voilà pourquoi on aime de plus en plus pratiquer.

J’ai commencé à dessein par la présentation d’une posture extrêmement simple à réaliser pour vous montrer que chaque geste compte et qu’il y a toujours plus derrière une posture corporelle, même habituelle (ou presque). J’ai aussi pensé à tous ceux qui sont curieux de découvrir le yoga. Ceci est un premier pas.

Laissez-vous guider en cliquant sur l’enregistrement ci-dessous.

 

 

Ouverture et fonctionnement du site

Le site Spicynote.fr voit le jour !

Infinie gratitude pour notre webmaster Youri Poulin, qui a accompli un travail colossal pour créer ce site, le premier d’une longue série puisque cette activité devient son métier. Je lui tire un chapeau bas pour son ingéniosité et son perfectionnisme.  Sans parler de sa gentillesse. N’hésitez donc pas à le contacter si vous avez besoin d’un site !

Nous avons tous les deux étroitement et longuement collaboré pour créer un site qui réponde à un besoin de clarté et de fonctionnalité tout en laissant affleurer l’ambiance de notre centre.

Nous nous sommes investis avec beaucoup d’enthousiasme et parfois même de passion. Il se peut cependant que certains aspects nous aient échappé. N’hésitez pas à nous faire part de vos réflexions.

Bien que l’usage de ce site soit très intuitif, vous trouverez ci-dessous quelques  indications sur la façon dont il fonctionne.

 

Comment y naviguer ?

La page d’accueil

Vous pourrez à tout moment revenir sur cette page en cliquant sur le sigle « Spicy Note », en jaune, en haut à gauche.

La page d’accueil se déroule sur 4 panneaux :

la bannière d’accueil,

la page « En un clic », avec ses trois mandalas tournants,

la page « Propositions de pratique », avec ses quatre yantras,

enfin le « Spicy blog ».

 

La bannière d’accueil

Menu déroulant

C’est là que vous trouverez le menu déroulant horizontal, proposant les rubriques :

Le centre

Événements

Yoga

Voix et chant

Massages bien-être

L’équipe

Vous pouvez :

soit dérouler le menu en passant la souris sur la rubrique qui vous intéresse, par exemple « Yoga », puis sélectionner la sous-page, par exemple « Haha Yoga », en cliquant dessus,

soit cliquer directement dans le menu sur la rubrique elle-même, par exemple « Événements ». Vous aurez alors un aperçu, sous forme de vignettes, de toutes les pages de la rubrique. Il vous suffira de choisir la vôtre.

Bouton « Recherche »

C’est aussi sur cette première page que vous trouverez, en haut, à droite, un bouton de recherche. Tapez le mot qui vous intéresse. Il vous sera proposé toutes les pages qui contiennent ce sujet.

 

La page « En un clic » avec ses trois mandalas

Cette page permet d’avoir un accès rapide aux informations pratiques et aux actualités. Chaque mandala cache une rubrique. Cliquez dessus pour accéder à :

Informations pratiques

 Horaires, tarifs, accès, contact.

A la une

Cette rubrique est dédiée aux actualités de notre centre : événement important du moment, article, nouvelles…

L’agenda

Il s’agit d’un Google agenda, ce qui signifie qu’il est interactif et que vous pourrez donc inclure les événements dans votre propre agenda, partager… Et bien sûr cliquer sur chaque événement , puis sur « en savoir plus » pour lire l’article qui vous dit tout .

 

La page « Propositions de pratique » avec ses 4 yantras

Asana

La posture du moment. Nous vous proposerons régulièrement une nouvelle posture, que vous pourrez étudier ou approfondir, voire choisir d’en faire la pratique quotidienne intense du mois (la sadhana).

Prânâyâma, Mudra, Bandha

Techniques de respiration, gestes du Yoga… Nous les présenterons de façon progressive, en partant des fondamentaux.

Yoga Nidra & Dharana

La relaxation et le Yoga Nidra. Les techniques de concentration pour la méditation.

Nada Yoga et chant

Voix et chant

Les articles de ces rubriques seront régulièrement renouvelés. Ils iront s’archiver dans le Spicy Blog, où vous pourrez les retrouver.

 

La page « Spicy blog »

Notre blog ne pouvait être qu’épicé ! Vous y trouverez l’ensemble des articles et pourrez effectuer des recherches par catégories ou étiquettes. Sur ce quatrième panneau de la page d’accueil, vous verrez apparaître les derniers articles seulement.

Pour accéder à la liste des catégories et des étiquettes, cliquez sur « Spicy Blog ». La liste apparaitra sur la droite. Elle apparaît également à l’ouverture de n’importe quel article.

C’est également dans le Spicy Blog qu’iront s’archiver les articles parus « A la Une » ou dans « Propositions de pratique » (page des Yantras).

Ce blog voit le jour en mai 2017. Il n’est donc pas encore très fourni à ce jour. Les articles viendront au fur et à mesure. N’hésitez pas à visiter notre site fréquemment.

N’hésitez pas non plus à poster des commentaires ou des questions. (Avatar possible – mais pas indispensable pour poster vos commentaires ; vous pourrez en créer un sur le site Gravatar.)

 

Autres fonctionnalités

Vous pourrez désormais vous inscrire à un événement ou faire une réservation de massage directement via ce site.

Grâce au symbole « Print » en bas de chaque page, vous pourrez imprimer ou enregistrer la page en question au format pdf.

Je vais bientôt commencer la traduction des diverses pages en anglais… Mais patience à ceux d’entre vous qui préfèrent lire dans cette langue…

Sylvie Clément

 

Samkalpa, la loi d’attraction selon le Yoga

A vos Samkalpa !

Le Samkalpa est une pratique particulièrement belle, pour ne pas dire merveilleuse. D’abord parce que, justement, elle nous relie à ce sens du merveilleux, qui nous parait si naturel durant l’enfance. Ensuite parce que le Samkalpa devient un fil conducteur, qui rassemble l’être et lui donne cohérence et consistance.

Qu’est-ce que le Samkalpa ?

Il s’agit d’un souhait que l’on fait alors que le mental est dans un état « entre-deux », entre le sommeil et la veille.

Les séances de Yoga Nidra, où l’on est plongé dans un état de profonde relaxation, sont évidemment des moments extrêmement propices. Ils ne sont cependant pas le seuls. Les moments de passage entre veille et sommeil (endormissement) ou entre sommeil et veille (réveil) représentent des chances supplémentaires d’enraciner le souhait.

Émis en état de relaxation, Samkalpa va pénétrer les strates profondes du mental, qui saura se mettre en résonance avec l’univers, nous guider vers les bons choix et attirer à lui les conditions favorables à sa réalisation. La loi d’attraction, dont on parle tant depuis quelques années, n’est finalement pas une découverte ; les yogi tantriques ont depuis bien longtemps compris ce processus, qu’ils ont porté à un point de perfection, notamment en élaborant des techniques pour passer dans un état mental « entre-deux », beaucoup plus propice à la formulation du souhait que l’état de veille ordinaire.

Un vœu ou un souhait

Samkalpa se traduit par « souhait », mais aussi par « parole forte » ou « résolution », évoquant par là un engagement solennel, de la même essence que le vœu. Pour un souhait comme pour un vœu, la notion d’intention est concernée. Elle est semée comme une graine et arrosée par la répétition du Samkalpa.

Le Samkalpa peut donc être un vœu, impliquant de ce fait la volonté, elle-même nourrie par un désir profond. On peut, par exemple, faire le vœu d’accomplir une sadhana (pratique intense de yoga, généralement sur un temps déterminé) ou encore celui d’agir en accord avec nos paroles et nos pensées. Le Samkalpa, comme un rappel ancré dans l’esprit, représente alors un moyen efficace de nous y tenir. Il renforce la discipline personnelle, dynamise notre détermination et entretient notre flamme.

Toutefois, il peut aussi être un souhait ne dépendant (a priori) pas de nous, même si évidemment, nous sommes impliqués. Il peut même s’agir d’un souhait loufoque, auquel nous n’accordons d’importance que par jeu. Jeu et plaisir sont d’ailleurs de puissants stimuli de l’énergie vitale. En outre, cette option cultive le détachement, puisqu’on travaille sur un souhait qui ne revêt pas d’importance particulière à nos yeux. Autre avantage : un « petit » souhait bien concret est facilement vérifiable, donc encourageant. Cette façon de faire constitue à ce titre un bon entraînement.

Autrement dit, on peut tout aussi bien faire des souhaits futiles que des vœux ou des souhaits importants pour nous. Quelques exemples parmi des milliers (justement en vrac !) :

  • Je me souviens de tous mes rêves
  • Je suis en paix, avec moi-même et avec les autres
  • Je fais une belle rencontre dans le jours qui viennent
  • Je parle la langue des chats
  • Je fais une sadhana de Nadi Shodhana
  • Je me réveille tôt chaque jour
  • Ma voix est libérée
  • Mes actes sont en accord avec mes paroles et mes pensées
  • Je suis invité(e) à une fête sympathique
  • Tout ce que j’entreprends réussit
  • Je suis en bonne santé
  • Je sais léviter
  • Je m’aime et me respecte (plus difficile qu’il n’y paraît)
  • Je suis aimée et j’aime
  • Je voyage autour du monde
  • Je fais les bons choix
  • Un animal m’adopte
  • J’ai tout ce qu’il me faut pour être heureux (se)

Et bien d’autres… C’est une liste de souhaits en vrac, mêlant toutes sortes de thèmes. Son but est de montrer qu’il ne faut pas hésiter à voir grand ou étrange ! Seule votre imagination pose les limites…

 

Le fonctionnement du Samkalpa

Nous sommes façonnés par nos conditionnements : familiaux, sociaux, culturels, par nos expériences, nos peurs (qui, nous le savons bien, remontent parfois à des temps reculés de notre vie). Le mental est bardé de croyances et de certitudes si profondément ancrées qu’on ne les met même plus en question. De ce fait, nous nous retrouvons gouvernés par une foule d’idées souvent contradictoires et déstabilisantes, qui créent des distorsions et amoindrissent notre efficacité. En tout état de cause, ces croyances sont terriblement limitatives. Connaissez-vous cette citation de Mark Twain :

Pour élargir le champ des possibles, élargissons l’éventail de nos croyances et repoussons nos limites ! La persévérance renforce le Samkalpa et un jour, ce qui paraissait impossible devient évident et facile.

Le fait de le formuler clairement un souhait lui donne vie et celui-ci s’inscrit profondément dans toutes les couches de notre être. Le Samkalpa rassemble toutes nos ressources, conscientes et inconscientes pour les diriger vers notre but. Il donne une certaine coloration à notre vie. Il ouvre nos yeux, stimule nos antennes et nous dirige dans le sens de notre souhait ; il nous fait opter pour les choix favorables à sa réalisation, parfois même à notre insu, car c’est en fait le Samkalpa qui nous guide. Le Samkalpa est comparable à une graine, que l’on va faire germer et pousser, jusqu’à ce qu’elle soit une plante bien réelle.

Comment faire un Samkalpa ?

Le Samkalpa ne doit pas concerner autrui, mais soi-même.

Formulation

On doit d’abord trouver la formulation « idéale ». La formule doit être claire, concise, positive (sans négation) et au présent, comme si le vœu était déjà réalisé.

Cette formulation doit rester la même pour lui garder toute sa force et ne pas créer de confusion dans le mental. C’est pourquoi il est bon de prendre un peu de temps pour trouver la formule la plus juste.

Déroulement

Idéalement il se fait lorsque notre mental ordinaire est au repos, ce mental qui habituellement s’agite au gré des mille et une pensées qui le traversent. C’est pourquoi la séance de Yoga Nidra s’avère le meilleur moment pour le Samkalpa. Mais, comme il est dit plus haut, les moments d’endormissement et de réveil sont également très propices et peuvent être mis à profit pour le Samkalpa. Certains moments de grand calme sont aussi favorables.

Le déroulement habituel est celui-ci :

  • Allongé, après une première détente globale, on prend une lente et profonde inspiration, on suspend le souffle et on énonce trois fois notre Samkalpa. A chaque formulation, avoir la conviction que le souhait est en train de se concrétiser. Puis, on l’oublie… momentanément en tout cas.
  • A la fin du « voyage Nidra », alors que le corps et l’esprit ne sont plus du tout dans l’état de veille habituel et que l’arsenal de croyances est pour un temps désamorcé, on prend à nouveau une lente et profonde inspiration, on suspend le souffle et on énonce trois fois notre Samkalpa, avec encore plus de confiance et de ferveur. Puis, on « l’oublie » à nouveau.

Il est important de savoir « oublier » le Samkalpa, de lâcher prise, afin de le laisser agir en profondeur, par les chemins qu’il sait.

Durée de vie d’un Samkalpa 

Le Samkalpa peut rester le même toute la vie, comme par exemple : « Je vis en paix avec moi-même et avec les autres »…

Il doit en tout cas rester le même jusqu’à sa réalisation.

Si toutefois ce souhait ne revêt plus l’importance qu’il avait, ou si un autre souhait prévaut, on peut alors en changer.

Conditions sine qua non

Avoir confiance

Cette pratique implique une certaine candeur, une pureté. Lorsque la croyance n’est brouillée par aucun doute, elle devient ferme et c’est alors tout l’être qui s’engage vers le but.

Il est parfois dit qu’il n’est même pas utile de croire en son Samkalpa, que c’est lui qui vous convaincra, à force de persévérance  ; c’est à ce stade qu’il prendra toute sa force. Il faut donc croire un minimum à la possibilité de réalisation de notre vœu, pour que celui-ci commence à œuvrer dans notre vie.

Ne rien attendre

Le paradoxe apparent de cette démarche, c’est qu’on doit y croire sans pour autant attendre que le souhait se réalise. Le cœur doit rester léger et confiant, même si la réalisation du vœu prend du temps.

Garder son Samkalpa secret

Avez-vous remarqué à quel point les autres peuvent parfois nous décourager ou même amoindrir notre confiance si on leur confie une aspiration profonde ? Que leurs commentaires soient basés sur des expériences ou pas, qu’ils soient motivés par un esprit de protection, par la peur, voire par la jalousie, rien de cela ne les légitimise.

Dans tous les cas, le simple fait d’extérioriser un souhait  profond le rend énergétiquement plus diffus, moins concentré…  Pour conserver toute sa force à votre Samkalpa, gardez-le strictement secret !

Voilà donc une merveilleuse pratique, propre à changer votre façon d’envisager votre propre vie… Ne vous en privez pas !

A vos souhaits !

Introduction au Prânâyâma, exercices de respiration

Les nombreuses techniques respiratoires du Yoga, appelées Prânâyâma, (Prânâyâma signifie extension de la force de vie) attestent de la place de choix qu’accorde le yoga à la respiration. Véritable clef de voute du Yoga, elle mérite d’être considérée en amont de toute pratique yoguique. D’où cet exposé succinct, qui pose quelques notions de base, pour vous aider à commencer.  

Le souffle est intrinsèquement lié à la vie. Pour notre santé et notre longévité, il est donc essentiel d’entretenir une respiration saine. Les yogi l’ont compris depuis longtemps. Mais si les exercices de respiration, appelés Prânâyâma, prennent soin du corps physique, notre  » véhicule » de chair et d’os, leur action va bien au delà. Leur pratique apporte la maîtrise de soi, notamment à travers celle des émotions…

… Car la respiration est intimement liée aux émotions, comme l’illustre par exemple l’expression « En avoir le souffle coupé ». En la pacifiant et en la maîtrisant, on acquiert plus d’emprise sur ses émotions. Il ne s’agit pas ici de les supprimer, mais de les appréhender autrement, afin de ne pas se laisser submerger et gouverner par elles.

Dans le Hatha Yoga et a fortiori dans le Natha Yoga, on ne se contente pas de pratiquer la respiration dans les Prânâyâma ; les postures elles-mêmes s’accompagnent de souffles. Cette façon de faire en décuple les bienfaits, notamment aux niveaux énergétique et mental… Et demande de l’entraînement.

Vous trouverez dans cet article des explications élémentaires, suivies de conseils pour bien commencer sur la voie royale du Prânâyâma, ou pour revoir certains points, attitude qu’il est bon de ne jamais négliger.

 

Les bases du Prânâyâma

Les différents rythmes de respiration (en bref)

Il existe plusieurs types de respiration. Pour faire court, on peut distinguer :

  • les respirations rapides (comme Bhastrika ou Kapalabathi, que nous aborderons plus tard) et les respirations lentes
  • les respirations avec les deux narines et les respirations alternées
  • Les respirations continues et les respirations fractionnées

Des combinaisons existent entre tous ces types.

Un élément important à prendre en compte est le rythme de la respiration (je ne parle pas du tempo !).

Considérons d’abord les 2 phases naturelles de la respiration : inspiration et expiration.

A ces 2 phases naturelles, le yoga ajoute, dans la plupart des pratiques, des temps de rétention, pendant lesquels il n’y a plus de circulation d’air entre l’extérieur et l’intérieur du corps. Ces rétentions peuvent être « à poumons pleins » ou « à poumons vides », ce qui donne 4 phases possibles :

  • inspiration
  • Rétention (d’air) à poumons pleins
  • Expiration
  • Rétention à poumons vides.

Voici ce qu’en dit Christian Thikhomiroff :

« Le yoga traditionnel n’envisage pas de faire des postures ou des souffles sans utiliser largement les rétentions. D’abord parce qu’elles ont, au plan de la santé, des effets préventifs et thérapeutiques, ensuite parce qu’elles sont le moyen le plus direct et efficace pour stimuler l’énergie, enfin parce qu’elles ouvrent un espace de rencontre personnelle intime et solitaire où il est possible de lâcher les peurs qui empoisonnent la vie et barrent l’accès à la conscience et à l’amour. »

Rétentions à plein et à vide ont des effets différents.

Les rétentions à plein ont le pouvoir de dissoudre les tensions et les nœuds, tant physiques qu’énergétiques. En outre, elles facilitent les postures car l’énergie emprisonnée dans le corps circule et soulage les muscles qui s’étirent ainsi que les contractions musculaires. Ce faisant, elle les optimalise et les rend plus puissantes. Enfin, ce type de rétention débloque le souffle.

Les rétentions à vide amènent à une grande intériorisation. Elles sont plus difficiles à réaliser car elles nous mettent face à nous-mêmes et au sentiment de mort, qui n’est somme toute qu’une des facettes de l’existence.

Ces 4 phases de la respiration se combinent en diverses techniques de Prânâyâma aux objectifs et aux effets différents.

Les deux combinaisons les plus courantes de respiration lente :
Samavritti : la respiration égalisée

Stade final : avec les 4 phases de durée égale : Inspiration, rétention à poumons pleins, expiration, rétention à poumons vides. On appelle couramment cette respiration « respiration carrée ».

Visamavritti : respiration inégale

Elle est aussi appelée respiration complète ou yoguique.

On notera que dans ce type de respiration, l’expiration est toujours deux fois plus longue que l’inspiration, et la rétention, lorsqu’on l’introduit, 4 fois plus longue que celle-ci (donc deux fois plus longue que l’expiration)

  • Avec rétentions à plein. Le rythme 1, 4, 2 

1 temps d’inspiration, 4 temps de rétention à plein et 2 temps d’expiration.

C’est évidemment la mesure proportionnelle, à multiplier… Par exemple : 3, 12, 6 ou 5, 20, 10… Jusqu’au « Petit Prânâyâma » : 8, 32, 16.

Attention : s’il est bon d’aller toujours un peu au delà du confortable, il ne s’agit pas de viser l’exploit : l’expiration qui suit doit être bien régulière. De plus, trop de difficulté peut décourager la pratique, ce qui n’est pas le but !

  • Avec rétentions à vide. Le rythme 1, 2, 4

1 temps d’inspiration, 2 temps d’expiration, 4 temps de rétention…  Ici encore, il s’agit d’une proportion.

Plus difficiles, elles gagnent à être apprivoisées. Là aussi, aménager le rythme et le faire évoluer peu à peu pour que la respiration reste le plus fluide possible tout en progressant.

Le tempo de la respiration

 Un des objectifs du Yoga est de débarrasser l’homme de tous ses carcans. Cela commence dans la gestion de la notion même du temps. Nous vivons dans un monde géré par l’horloge, elle-même réglée sur l’heure, la minute, la seconde…

Le Yoga n’utilise pas la seconde comme unité de temps, mais le matra. Le matra est une mesure assez imprécise, puisque la définition en est : « le temps qu’il faut pour faire avec son index le tour de son genou et claquer des doigts », geste dont la durée peut varier d’un individu à l’autre. C’est en tout cas plus long qu’une seconde.

Voici pour exemple un tempo marqué toutes les 1 seconde et demie soit 40 battements par minute.

 

Les Bandhas

 Pas de respiration sans bandhas : verrous ou ligatures, les bandhas sont des gestes destinés à éviter les déperditions d’énergie. Il s’agit principalement de Mulabandha (verrou de la racine : serrer le périnée), de Jalandhara (verrou de la gorge : baisser le menton) et d’Uddiyana Bandha, le verrou du ventre : à poumons vides, le rétracter par le bas et le plaquer au plus près du dos tout en le faisant remonter sous les côtes).

La visualisation

 En Natha Yoga, les respirations s’accompagnent toujours de visualisations du souffle dans la structure énergétique. Avec un peu d’entraînement, on peut aussi sentir ce flux d’énergie de façon tactile.

  • Visualisation dans l’axe

L’axe, c’est la Sushumna, le canal énergétique logé au centre de la colonne vertébrale. On visualise et on essaye de sentir le souffle partir de la base et monter avec l’inspiration jusqu’au dessus de la tête, parfois jusqu’au chakra frontal seulement (3ème œil) et redescendre par ce même chemin à l’expiration.

  • Visualisation dans les Nadis

Il s’agit d’Ida, canal énergétique de gauche (lunaire) et de Pingala, canal énergétique de droite (solaire).

On visualise le souffle monter le long des Nadis à l’inspiration, depuis la base jusqu’au chakra frontal, entre les deux sourcils, et redescendre par ce même trajet (ou parfois dans la Sushumna) à l’expiration. Nous aborderons ultérieurement le trajet en serpentin des Nadis. On peut, au début, le simplifier en imaginant un arc de cercle allant de la base au troisième œil.

  • Visualisation dans les chakras

On place sa conscience dans un chakra donné ; on le visualise et on le sent évoluer ainsi :

Se dilater à l’inspiration

Continuer de se dilater, tourner, vibrer et irradier dans tout le corps et même au delà pendant la rétention à plein

Se rétracter pendant l’expiration

Et continuer de se concentrer pendant la rétention à vide.

 

Conseils pour débuter

1er stade : prendre conscience de la respiration abdominale

Ce qu’il convient d’installer en premier lieu, c’est la respiration abdominale (dite aussi ventrale). C’est la base sur laquelle on pourra développer la respiration complète (dite yoguique). Pratiquée seule, elle a un pouvoir apaisant.

Les bébés la pratiquent naturellement. C’est une respiration que beaucoup ont perdue, en raison du stress imposé par la vie moderne. Pour la retrouver, il convient de débloquer le diaphragme. Bâiller aide à y parvenir.

Conseils préalables
  • Vous avez du mal à bâiller ? Un petit truc : Entrouvrez la bouche, placez la langue un peu en arrière et à mi-chemin entre le haut et la bas de la bouche, puis tirer sur les lobes d’oreille de façon constante. Vous bâillerez abondamment.
  • Autre conseil : commencez allongé. Cela facilite beaucoup cette respiration. Et placer une main sur le ventre pour vérifier qu’il monte et descend…
  • Attention : lorsque vous commencerez à respirer assis, il est capital que le dos soit bien droit ! Si vous ne parvenez pas à le maintenir droit alors que vous êtes assis en tailleur, vous pouvez ajouter un petit coussin sous les fesses, voire vous asseoir à califourchon sur un gros coussin. L’important est la rectitude du dos.
  •   Pensez à bien respirer par le nez !

Lorsque vous parvenez à faire la respiration abdominale, vous pourrez laisser l’air monter plus haut, au niveau du diaphragme, puis dans le thorax. Gardez à l’esprit l’image d’une bouteille qu’on remplit : le liquide va d’abord au fond de la bouteille, puis le niveau monte. Il en est ainsi lorsque l’on inspire. A l’expiration, c’est l’inverse, on vide d’abord la poitrine, puis le ventre.

2ème stade : installer un rythme Visamavritti

  • D’abord, égaliser la durée de l’inspiration et celle de l’expiration.
  • Rythme 1, 4, 2 : avec rétentions à plein. Lorsque ce rythme égalisé est bien installé, introduire une rétention à poumons pleins. Pour ce faire, il faut bien serrer la racine et rajouter le verrou de la gorge en baissant le menton. L’air ne doit plus du tout sortir. C’est cela qui permet à l’énergie de dénouer les nœuds physiques, émotionnels et mentaux.

o En un premier temps, prendre le rythme 1, 2, 2 : c’est la proportion. Par exemple, on inspire sur 3 temps, on retient le souffle sur 6 temps et on expire sur 6 temps.

 o Lorsque ce rythme est bien installé, et cela peut prendre plusieurs jours, voire plus, on peut passer au rythme 1, 4, 2 (Dans notre exemple, on inspire exemple sur 3 temps, on retient le souffle sur 12 temps et on expire sur 6 temps.)

o Et puis, peu à peu, on augmente les durées. Ex : 4, 16, 8, puis 5, 20, 10, etc…

  • Rythme 1, 2, 4 : avec rétentions à vide : A partir du rythme inspiration et expiration égalisées, introduire des rétentions à vide égales à l’expiration, donc sur le format 1, 2, 2, puis les augmenter jusqu’au rythme 1/2/4.

 

3ème stade : installer un rythme Samavritti (respiration carrée)

  • Égaliser inspiration et expiration

Simplement avec les phases inspiration et expiration de durée égale. C’est le niveau élémentaire, que l’on peut utiliser au début d’une technique, pour se mettre en condition, ou lorsqu’on commence le yoga.

  • Respiration rectangulaire

Avec d’une part inspiration et expiration égales, et d’autre part, plus courtes, mais égales entre elles : rétentions à plein et à vide, par exemple : inspiration : 4 temps, rétention à plein : 2 temps, expiration : 4 temps, rétention à vide : 2 temps.

  • Stade final

La respiration carrée, avec les 4 phases égales.

 

A bientôt pour une nouvelle technique !

 

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